jeudi 29 décembre 2016

dimanche 25 décembre 2016

Parure de Fête!

Les petites sirènes aussi se sont parées de leur plus beaux atours pour célébrer Noël!

Aquarelle Sennelier + Aquarelle Daniel Smith Luminescente
Papier Canson 90 gr. 
29 x 21 cm

vendredi 23 décembre 2016

Volubilis

Aquarelle Sennelier 
Papier Canson XL Aquarelle 300g
21 x 14 cm

lundi 12 décembre 2016

Nébuleuses - 3

Aquarelle Sennelier 
Papier Fabriano Acquarello Grain Fin 300g
18 x 24 cm 

Aquarelle Sennelier 
Papier Fabriano Acquarello Grain Fin 300g
18 x 24 cm 

mercredi 30 novembre 2016

Etegami pour des amis précieux

En ce moment je profite de l'année qui touche à sa fin, pour envoyer quelques petites cartes colorés à mes amis qui savent rester présent malgré la distance qui nous sépare. 


vendredi 25 novembre 2016

Le Japon de France Culture

Cette semaine le Japon était à l'honneur de l'émission Paso Doble, et c'est plus particulièrement la vision française de ce pays qui était mise en avant.

Présentée chaque matin entre 6h05 et 6h25 par Tewfik Hakem sur France Culture, ce programme traite l'actualité culturelle au travers de cinq grands axes thématiques : Le lundi est consacré à la littérature, le mardi aux expositions, le mercredi au cinéma avec le critique Michel Ciment, le jeudi au polar et le vendredi à la bande-dessinée.


Contrairement aux idées reçues seulement une trentaine de singes ont pris l'habitude de se baigner dans les sources chaudes et uniquement à Jigokudani dans la préfecture de Nagano.
Crédits : Alexandre Bonnefoy / Editions Issekinicho

Et si comme moi vous n’êtes pas vraiment des lèves-tôt, je vous propose de retrouver dans cet article le lien vers tous les podcasts de la semaine.

-  Lundi : Nous avons exploré l'érotisme japonais et le phénomène des love doll grâce à la docteure en anthropologie Agnès Giard, auteure du livre : "Un désir d’humain : les love doll au Japon" aux éditions Belles Lettres.

- Mardi : Nous sommes partis sur les traces des singes japonais, avec le photographe Alexandre Bonnefoy et le primatologue Cédric Sueur primatologue, qui publient conjointement l'ouvrage "Saru, Singes du Japonaux éditions Issekinicho. Une exposition et un cycle de conférence leur seront dédié à la médiathèque André Malraux à Strasbourg du 1er décembre 2016 au 4 février 2017.

- Mercredi : Le célèbre critique et directeur de la revue "Positif" Michel Ciment est revenu sur les grands réalisateurs du cinéma japonais, à l'occasion de la sortie du coffret "L’Age d’Or du Cinéma Japonais, 1935-1975" édité chez Carlotta, qui comprend un dictionnaire regroupant 101 cinéastes japonais et 6 DVD.

- Jeudi : Gérald Peloux, maître de conférences en civilisation japonaise à l’Université de Cergy-Pontoise, nous a présenté le grand classique de la littérateur policière japonaise des années 40 : "Irezumi" d'Akimitsu Takagi, qui est enfin disponible en France aux éditions Denoël.

- Vendredi : le directeur artistique du Festival de Bande-Dessinée d'Angoulême, Stéphane Beaujean, nous parle de ses coups de cœur manga et BD  du moment, en regard de la thématique des Yôkai et du folklore nippon. 

mercredi 16 novembre 2016

Exposition Kunihiko Moriguchi – Vers un ordre caché

 Kunihiko Moriguchi – Vers un ordre caché crédit photo: MCJP

Pour tous les amoureux du kimono, l’événement incontournable de cette fin d'année est certainement l'exposition organisée par la Maison de la Culture du Japon à Paris intitulée : "Kunihiko Moriguchi - Vers un ordre caché", rendant hommage au travail de ce maître de la teinture Yûzen.


Si Kunihiko Moriguchi avait déjà donné une conférence autour de la problématique "innover dans la tradition"à la MCJP en 2015, c'est en revanche la première fois que lui est consacré une exposition d'une telle ampleur en France, retraçant 50 ans de créations. En effet, "Vers un ordre caché" réunit un ensemble exceptionnel de pièces uniques composé de 26 kimonos, allant du premier qu'il a créé en 1967 à celui tout spécialement conçu pour cet événement. Seront également visibles 11 de ses peintures : à la fois subtiles et rigoureuses, ces œuvres sur papier japonais sont réalisées avec la technique de la teinture yûzen, et rendent compte à merveille d'une quête inassouvie de perfection. Enfin vous pourrez admirer certaines de ses créations touchant aussi bien les domaines du design que des arts appliqués, à l'image de ses collaborations avec les grands magasins Mitsukoshi ou la Manufacture nationale de Sèvres, témoignant brillamment qu'il parvient à appliquer également ses recherches graphiques à des supports incarnant la vie quotidienne tel que sacs de course ou tasses à café. 

 Kunihiko Moriguchi – Vers un ordre caché crédit photo: MCJP

La force du travail de Kunihiko Moriguchi est de nous inviter à rechercher un « ordre caché », au travers des structures géométriques qu'il crée dans ses œuvres, intimement inspirées par les cycles temporels de la nature.

 Kunihiko Moriguchi – Vers un ordre caché crédit photo: MCJP

Biographie :
Né en 1941, Kunihiko Moriguchi est le fils d'un illustre représentant le la teinture yûzen élevé au rang de Trésor National Vivant en 1967 : Kako Moriguchi. Il passe son enfance à Kyoto, où il étudie le Nihonga (peinture traditionnelle japonaise) dans la prestigieuse Université des Arts de Kyoto, et obtiendra son diplôme en 1963.

Refusant  cependant de succéder à son père, à tout juste 22 ans il part s'expatrier en France afin d'entrer à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs. Cela fera de lui le tout premier étudiant boursier japonais du gouvernement français. Il sortira troisième de sa promotion en 1966. 
Durant ses années françaises, alors qu'il se rêve designer graphique il se liera d'amitié avec le critique Gaëtan Picon et le peintre Balthus. Ce dernier aura une grande influence sur le cours de sa vie : alors que Moriguchi termine ses études aux Arts Décoratifs, ne se sentant pas prêt à retourner chez lui, il sera invité par Balthus, alors directeur de l'Académie de France à Rome, à devenir pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. C'est durant son séjours italien qu'au fil des conversations avec Balhtus, celui-ci tel un maître spirituel lui fera prendre conscience de l'importance que la transmission, en lui déclarant: "tu dois trouver ton chemin dans ton pays". Ceci finira par convaincre Moriguchi de rentrer au Japon vers la fin de cette année 1966 afin de se consacrer à cette technique tricentenaire réservée aux kimonos d’apparat qu'est le yûzen,

Détail d'un kimono - crédit photo: Marc Petitjean

A Kyoto, il apprend dans l'atelier de son père aux coté des apprentis. Dès lors il se retrouvera confronté à la discipline et la vie communautaire propre à l'artisanat japonais. 
Ces années d’apprentissages sont aussi des années marquées par le doute et la pression d'être le fils d'un virtuose qu'il craint de ne pouvoir égaler, comme il le lui déclarera lors qu'un voyage à Tokyo : "Si je te succédais, je ne serais jamais à la hauteur et tu regretteras de m'avoir choisi", ce à quoi son père lui répondra magnifiquement: "Compare mon travail à celui de mon maître : je m'en suis écarté. Il n'y a pas de filiation dans la création"Une phrase prononcée comme une autorisation, l’incitant à trouver sa propre voie malgré le poids de la tradition et de la responsabilité qui est propre à ceux qui manient les techniques ancestrales. 
Moriguchi se met alors à travailler seul dans l'atelier familial jusqu'à ce qu'il trouve son style avec ce premier kimono créé en 1967, sous les yeux admiratifs des apprentis de son père. Un kimono sortant des codes et des canons traditionnels propres au yûzen, où s'affirme un style très personnel mêlant formes géométriques et abstraites, tout en respectant les processus de fabrication ancestraux exigés par la technique même de la teinture yûzen. Dès lors l'artiste passera sa vie à réinventer à l'infini cette forme simple qu'est le kimono. 

 Kunihiko Moriguchi – Vers un ordre caché crédit photo: MCJP

L'audace dont fait preuve Moriguchi, en apposant des formes contemporaines directement inspirées par les arts graphiques occidentaux à la structure immuable du kimono, réinvente totalement ce vêtement ancestral, et c'est précisément qui séduira le public à travers le monde.
Cela lui vaudra de décrocher de nombreuses récompenses et distinctions tout au long de sa carrière. Comme, en 1973, le Prix Asahi Shimbun lors de la 20e exposition des arts traditionnels du Japon. Puis en 1992, celui des Beaux-Arts du Ministère de l’Éducation du Japon. Avant de recevoir en 2001 la médaille d’honneur au ruban pourpre, puis d'être tout comme son père désigné à son tours « Trésor national vivant » en 2007.

Ses kimonos connaissent aujourd'hui un véritable succès et sont acquis aussi bien par les plus hautes personnalités et les musées de son pays qu'à l’étranger (Victoria and Albert Museum à Londres, Metropolitan Museum of Art à New York, LACMA à Los Angeles...).

La technique yûzen :
Cette technique de teinture sur tissu voit le jour au milieu du 17e siècle, alors que les fabricants de kimono commencent à créer des kosode (kimono à manches courtes), ornés de motifs inspirés du très populaire peintre et fabriquant d’éventails Miyazaki Yûzen.
C'est cette technique qui permit de créer un agencement de motifs colorés, ainsi que la superposition de couleurs. Elle fut immédiatement un succès, notamment dans la préfecture de Kyoto dont elle est originaire. 

Kunihiko Moriguchi – Vers un ordre caché crédit photo: MCJP

Si les étapes menant à la réalisation complète de la teinture du kimono sont complexes et se sont diversifiées au fil du temps, les principes de base, eux, sont restés immuables exigeant une grande précision et beaucoup de patience. 

- On commence tout d'abord par réaliser le tracé du motif sur le kimono avec une teinture lavable. 
- Le kimono est ensuite décousu, puis les bandes de tissu sont étirées sur des baguettes de bambou, afin d'appliquer un filet de pâte de riz sur les contours du dessin et de colorer l’intérieur des motifs avec une petite brosse. 
- Ces parties colorées sont ensuite recouvertes également de pâte de riz, afin de les protéger de la couleur de fond qui va être appliquée. (La pâte de riz est également appliquée sur les parties qui doivent rester blanches.) 
- Le tissu est ensuite passé à la vapeur à 100° C pour fixer les teintures. 
- Pour finir on enlève la pâte de riz à la brosse, après l’avoir ramollie dans un bac d’eau.

Moriguchi et le yûzen :
C'est à l’âge de 28 ans qu'il se fait connaitre avec un kimono nommé senka dont le design se compose d’hexagones reliés entre eux par des zigzags. Grâce à l’augmentation de l’épaisseur du trait, il parvient à créer un effet d’optique. Une idée originale qu’il ne cessera de développer tout au long de sa vie à travers ses différentes œuvres.

Kunihiko Moriguchi  dans son atelier - crédit photo: Marc Petitjean

Son style se caractérise par des motifs géométriques déployés en un mouvement dynamique avec l’apport d’un effet moucheté produit par le saupoudrage de pâte de riz (maki nori). Cette manière innovatrice d’aborder le kimono ne perd pas de vue sa finalité : loin d’être une toile, celui-ci se plie, s’ajuste et se sculpte autour du corps féminin pour le mettre en valeur et en souligner la sensualité.

Kunihiko Moriguchi déclarera même à propos de son art : "Dans la confection d’un kimono, on est tour à tour peintre, teinturier, sculpteur façonnant le corps de la femme. Mais aussi cinéaste quand le kimono est emporté par le mouvement de celle-ci. Un kimono n’est qu’un simple objet. Mais, quand il est porté, le dessin s’anime, la dynamique du corps le transfigure. Les motifs s’étirent et se contractent. Souvent, je suis moi-même surpris du résultat"



Détail d'un kimono - crédit photo: Marc Petitjean

Bien que ses dessins diffèrent des motifs traditionnels de faune et de flore, Kunihiko Moriguchi  trouve son inspiration dans la nature, et compare son travail à un jardin bien entretenu. Le rythme et l’ordre y sont essentiels, et c’est à travers le rythme tranquille de la vie quotidienne qu’il puise l’équilibre de son art.

Documentaire "Trésor Vivant" :
Pour ceux qui souhaiteraient en apprendre d’avantage sur Kunihiko Moriguchi, je vous invite à visionner le reportage de Marc Petitjean, qui sera diffusé le Jeudi 1er décembre à 18h30 à la MCJP.



Ce film, qui a été réalisé en 2011 à Kyoto, nous plonge en en immersion totale dans la famille de l’artiste. En suivant son quotidien, nous découvrons peu à peu le processus créatif de l'artiste. Mais bien au-delà d'un reportage sur l'oeuvre de Moriguchi, ce documentaire nous invite à nous interroger sur la question de l'héritage et de la transmission, ainsi que sur la survie des valeurs traditionnelles dans une société en pleine mutation. 

Kunihiko Moriguchi – Vers un ordre caché crédit photo: MCJP

Rappelons qu'au Japon le titre de "trésor national vivant" (qui fut créé dans les années 50, afin de préserver les arts et techniques traditionnelles menacées par les bouleversements sociaux de l'après guerre sous l'occupation américaine et par l'apparition des technologies modernes) est attribué à une personne reconnue comme dépositaire d’une technique traditionnelle à préserver. Ce "trésor national vivant" a donc pour mission non seulement de perpétuer ce savoir-faire identitaire, et de former des disciples pour assurer une continuité artistique, mais également de l'enrichir afin qu'il trouve sa place dans la société actuelle. Il s'agit donc d'une grande responsabilité à la fois individuelle et collective.

Voici donc une magnifique exposition à visiter pour en découvrir un peu plus sur l'un des rares maîtres de la teinture yûzen, qui a dévoué sa vie à réinventer et moderniser le kimono. Et qui, à 75 ans et malgré plus de 50 années de création à son actif, n'a rien perdu de son enthousiasme et de sa passion, et de surcroît a su garder tout sa simplicité chaleureuse.


Informations
- Exposition : Kunihiko Moriguchi -"Vers un ordre Caché"
Date: du 16 Novembre au 17 Décembre 2016 
Horaires de visites: du Mardi au Samedi de 12h à 20h
Lieu: Maison de la Culture du Japon à Paris
101 bis, quai Branly - 75015 Paris
Tél: 01.44.37.95.01
- Projection: "Trésor Vivant" de Marc Petitjean
Jeudi 1er Décembre 2016 à 18h30
Réservation: Mcjp

samedi 12 novembre 2016

Les Lucioles du Japon

Cette semaine j'ai reçu une très belle surprise de la part de mon amie Akemi, qui m'a envoyé un colis du Japon. Aux côtés des portes bonheurs, livres et papiers d'origamis, il y avait un ravissant yukata !


D'un profond bleu nuit, ce yukata est orné de lucioles, un motif typiquement japonais, parfaitement adapté pour la saison de l'été. Il s'accompagne d'un obi réversible, d'un coté jaune de l'autre violet, très pratique pour faire des jeux de couleurs en le nouant.


La luciole (蛍 = hotaru) est un motif très populaire au Japon encore aujourd'hui. Le pays étant constellé de cours d'eau (fleuves, étangs, rizières), c'est un endroit propice au développement de ces petits insectes, qui dès l'arrivée de l'été forment une étrange pluie d'or dansant à la nuit tombée, sous l’œil émerveillé des promeneurs nocturnes qui viennent les admirer, un peu à la manière de la contemplation des cerisiers en fleurs au printemps (お花見= ohanami) ou des feuilles d'érables rougies à l'automne (紅葉狩り= momijigari).

Pour comprendre cet engouement, il faut remonter à la fin de la période Nara, aux alentours de l'an 760, pour que les lucioles apparaissent comme un symbole littéraire avec la parution du Man'yoshu (la plus ancienne et célèbre anthologie de poésie japonaise). À cette époque la luciole est alors utilisée comme métaphore de l'amour passionné et courtois. Cette image sera abondamment utilisée de façon plus légère dans les haiku jusqu'à la fin de l'ère Edo (1603-1867).

Cependant la luciole revêt également une autre symbolique, propre à la région du Sud-Ouest japonais. Elle évoque là-bas directement la funeste bataille navale de Dan-no-ura, qui eut lieu le 25 avril 1185 dans le détroit de Shimonoseki (au large de la pointe sud de Honshū). Menée par le clan Minamoto, il décima la flotte Taira, après une demi-journée de combat maritime, ce qui mis fin à la dynastie Heian. Depuis, les habitants de la région ont coutume de voir en la luciole flottant au dessus du fleuve, une manifestation de l'âme des guerriers Taira ayant péri lors de cet événement. 

Si je ne me trompe pas, cette signification connaîtra un regain de popularité à la suite de la seconde guerre mondiale, pour symboliser l'âme des soldats morts au combat à l'instar des kamikazes. Cette image sera largement popularisée d'abord par le roman semi-autobiographique d'Akiyuki Nosaka: "La tombe des lucioles" (火垂るの墓 = Hotaru no haka) en 1967, puis par l'adaptation en animé d'Isao Takahata en 1988.

Enfin, d'une façon plus générale qui regroupe toute les significations évoquées plus haut, à l'heure actuelle la luciole peut être vue symboliquement comme une métaphore de la fugacité de la vie, comme dans la chanson populaire 蛍の光 = Hotaru no Hikari.

Pour l'occasion j'ai même testé une variante du nœud de obi !

J'espère que vous aurez aimé en apprendre un peu plus sur la symbolique de la luciole au Japon.
Et si je suis sage Père Noël devrait m'apporter un pied pour mon appareil photo, ce qui devrait me permettre d'illustrer plus facilement ce genre d'articles !

lundi 31 octobre 2016

Nébuleuses - 2

Je suis toujours dans mes testes de papiers, concernant ma série des nébuleuses, car je me rends compte que celui-ci est vraiment le point central de ce travail. En effet contrairement à mes autres aquarelles figuratives, ici j'utilise beaucoup d'eau pour détremper le papier avant même de commencer à peindre avec des techniques dites de "mouillé sur mouillé", j'ai donc besoin d'une qualité de papier bien plus absorbante que ce que j'employais jusqu'à présent.

Aquarelle Sennelier
Papier XL Canson Grain Fin 300g 

mercredi 12 octobre 2016

Etegami d'Automne

Quelques aquarelles dans le style etegami, inspirées par cette saison automnale. 



lundi 3 octobre 2016

vendredi 30 septembre 2016

Rose et Jonquille

Rose 
Aquarelle Sennelier
Sur papier Clairfontaine 300g
21 x 14 cm

Jonquille
Aquarelle Sennelier 
sur Papier Winsor & Newton grain fin 300g
21 x 14 cm 

jeudi 29 septembre 2016

Pocket Palette

Hier matin j'ai reçu un cadeau d'anniversaire en retard de la part de mes sœurs: la fameuse Pocket Palette!
De la taille d'une boite de carte de visite, légère et avec ses mini godets aimantés, elle est facile à transporter, ce qui fait que l'on peu l'avoir toujours avec soi, et que l'on peut s'adonner au croquis aquarellés n'importe où et n'importe quand. Fini la frustration de se dire : "ah si seulement j'avais pensé à emporter mes aquarelles..."


J'apprécie également beaucoup le fait que la palette soit vendue vide, se qui permet de remplir les godets avec des tubes d'aquarelle de notre choix. Finit les boites toutes prêtes, avec forcément dans le lot toujours une ou deux nuances horribles que nous n'utilisons jamais.

Voici donc la palette que j'ai composée, pour celle-ci j'ai fait une petite infidélité à Sennelier et j'utilise l'aquarelle professionnel de chez Winsor & Newton.

Nuancier: 

- Auréoline
- Laque Écarlate
- Alizarine Cramoisie Permanent
- Magenta Quinacridone
- Violet Winsor (Dioxazine)
- Outremer Français
- Bleu de Céruléum
- Vert Winsor (Nuance Bleue)
- Vert de Vessie Permanent
- Or Vert
- Or Quinacridone
- Marron de Pérylène
- Brun Van Dyck
- Gris de Payne

mardi 27 septembre 2016

jeudi 22 septembre 2016

Guérir c'est un travail à temps complet

Déjà le mois de septembre, alors que certain rentrent de vacances, reprennent peu à peu le cours de leur vie, ou se lancent dans de nouvelles aventures... Il n'y aura pas de rentrée pour moi, tout comme il n'y a pas eu de vacances. Lorsque l'on est malade il n'y a pas de répit, la maladie ne se met pas soudainement en pause pour nous permettre de partir ne serait-ce que pour voir sa famille ou aller aux obsèques de son propre père...

Cela fait plus de deux ans que je suis tombée malade, le syndrome de malabsorption, la pancréatite et la candidose chronique m'ont peu à peu contrainte à mettre "ma vie en pause", au fur et à mesure que je perdais du poids j'ai du apprendre à vivre quasiment recluse dans notre appartement... Mon corps n'ayant même plus la force d'assurer correctement tout seul ses fonctions premières, comme gérer la tension ou la glycémie... et sans aucunes réserves, au moindre effort je m’effondre.

Avant cela la vie n'était pas beaucoup plus simple, rythmée par les aléas multiples de ma maladie génétique le syndrome d’Ehlers-Danlos, mais au fil des ans j'avais appris à m'adapter et à vivre avec, ce qui me permettait d'avoir malgré tout une accalmie de temps en temps.

Dès lorsqu'il n'y a pas d'accalmie, "guérir" devient une quête et une lutte de tout les instants. C'est quelque chose que beaucoup de personnes en bonne santé ne comprennent pas, pour eux on voit un médecin, on prend un cachet, on va à l’hôpital, on jeune ou on mange des racines (suivant leurs convictions) pendant une semaine et c'est réglé.
Mais la vraie maladie, celle qui dure et contre laquelle on ne peut rien (en apparence)... fait peur. On préfère trouver des excuses au malade et le culpabiliser: "elle est déprimée", "elle ne fait pas d'effort", "elle est fragile", etc, car derrière l'incompréhension résonne au creux de nos entrailles notre propre peur. Celle qu'on ne veut pas s'avouer, celle qui murmure que cela pourrait nous arriver à nous aussi sans prévenir, alors on détourne le regard, et l'on trouve des excuses pour se rassurer qu'à nous cela ne peut pas nous arriver... quoi de plus humain. Et puis la maladie qui s'éternise pose problème, car l'on ne sait pas se comporter face à ce genre de malade, quel soutient ou réconfort on pourrait leur témoigner... alors on s'éloigne.

Pour ma part ni pour ma maladie génétique, ni pour ma maladie digestive je n'attends de miracles, je sais très bien qu'il n'y en aura pas. Pourtant je continue à lutter de toutes mes forces pour vivre pleinement. Jour après jour je m'emploie à chercher les moindres petites choses qui pourront m'aider à stabiliser la maladie et à vivre au mieux avec.

Et c'est bien de cela qu'il est question, de la différence entre "guérir" et "être malade" (avec toute l'idée de passivité que ce terme de malade peut parfois contenir). On ne choisit évidement pas de tomber malade, et contrairement à certains je ne crois pas que toutes nos maladies sont uniquement psychosomatiques (pour ma part c'est la phrase la plus destructrice que j'ai entendue).

On a donc tous le droit d'être malade, et l'on ne doit pas négliger cette réalité. Mais l'on peut aussi choisir d'être le malade placide qui passera ses journées à attendre devant la télévision qu'un miracle se produise, ou l'on peut décider de se prendre en main et d’œuvrer soi-même à apprivoiser la maladie.

C'est donc pour ma part la deuxième option que j'ai choisie... même si chaque journée est devenue une véritable bataille !

Voici donc un petit exemple des différents plans sur lequel je m'efforce de travailler quotidiennement, pour ceux qui ne comprendraient pas pourquoi le blog manque de régularité, et pourquoi certains projets on été mis entre parenthèses cette année.


De l'alimentation :
Pour ma part, en raison de mes nombreuses pathologies digestives et intolérances, j'ai un régime alimentaire extrêmement strict, donc dès le réveil je commence à lutter contre les envies d'interdits, et dans un pays où la malbouffe tient encore une place importante il faut réussir à faire abstraction de publicités qui nous bombardent que ce soit sur YouTube ou Internet en général, à la télévision ou dans les magazines... il y a vraiment des moment très frustrants, notamment les jours de fatigue où la volonté est moindre (je me suis déjà retrouvée en larmes à l'évocation du mot sandwich).
Heureusement ma nouvelle alimentation n'est pas si dure tous les jours, j'ai non seulement la chance de pouvoir manger des aliments solides, mais aussi qu'Eloïc accepte de se plier à mes contraintes médicales, qu'il m'aide à cuisinier, à tester de nouvelles recettes, à explorer de nouveaux goûts.

Mais choisir de travailler à sa guérison ce n'est pas simplement suivre à la lettre les interdictions alimentaires, ou les prescriptions médicales, c'est aussi peser, calculer, surveiller... se poser quotidiennement des questions sur l'élaboration des repas pour veiller à apporter assez de nutriments divers et variés. C'est également devoir absorber un nombre incalculable de compléments alimentaires, à des horaires bien précis pour palier un tant soit peu à la malabsorption intestinale.

Évidemment tous ces compléments aussi performants qu'ils puissent être ne sont pas forcément reconnus par la pharmacopée (tout comme les rendez-vous médicaux aux honorais hallucinant) c'est donc aussi un budget conséquent. Ce qui veut dire en contre partie, beaucoup de privations pour pouvoir se soigner (attendre patiemment les événements comme Noël ou son anniversaire, pour pouvoir s'acheter de nouvelles aquarelles)...
Pourtant je m'estime heureuse de pouvoir malgré tout avoir accès à ce mode de traitement et de ne pas être hospitalisée.

De l'exercice et de l'hygiène :
Là encore je vais devoir faire des choix et négocier avec moi-même.
Si je choisis de faire ce qui est bon pour ma santé, comme pratiquer 10 minutes de marche, ou une séance de yoga doux, je sais que je serai dans un état de fatigue indescriptible, je ne pourrai pas me lever le lendemain matin avant midi, et je serai un zombie tout le reste de la journée, peut être même pour les jours qui suivent, selon l’intensité de l'exercice. Pourtant faire ces efforts contribuent aussi à l'entretien et à l'équilibre physique... Donc pour pouvoir prendre soin de mon corps, je dois accepter que cela implique je ne pourrai ni me consacrer à la peinture, ni la rédaction d'article, ni a quoi que ce soit d'autre dans les jours suivants.

Je dois aussi me faire violence pour me peser régulièrement, sans me laisser démoraliser par la balance les jours où elle m'indique un chiffre se rapprochant dangereusement des 35kg...

Enfin c'est également avoir un rythme de vie très minuté. Que ce soit pour les heures de sommeil , mais également pour les repas, afin de pouvoir me nourrir toutes les 3 ou 4 heures (et donc avoir une bonne réserve de tupperware au frigo préparés d'avance) et apporter assez d'énergie au corps qui ne dispose plus de ses réserves naturelles nécessaires à son bon fonctionnement.

Du développement personnel :
Il va de soit qu'il n'est pas facile tous les jours de garder le moral, lorsque l'on a l'impression de faire un pas en avant et deux en arrière sur le chemin de la guérison.

Il me semble donc primordial de consacrer du temps chaque matin à la méditation, et à la lecture d'ouvrages. Je lis aussi bien des livres techniques sur mes différentes pathologies afin de mieux les comprendre, de les apprivoiser que pour respecter leurs besoins. Ainsi que des livres de développement personnel, tout ce qui peut apaiser mon esprit et m'aider à trouver des pistes de réflexion, etc.
Parfois j'ai l'impression que ce moment où ma vie est en attente, devient un moment privilégié d'introspection. Lorsque l'on est malade notre stock d’énergie est si limité par le travail du corps qu'il est à mon avis inutile de gaspiller le peu qu'il nous reste à disposition, en se débattant avec des conflits intérieurs non réglés.

Enfin il faut apprendre à vivre avec la peur au ventre. Cette peur sourde et violente à la fois. Cette peur bien plus grande que celle que nous pouvons éprouver jour après jour depuis les attentats.... La peur des autres n'est pas comparable à la peur de soi. Ne pas pouvoir faire confiance à son corps est certainement le sentiment le plus déstabilisant qu'il est possible de ressentir. Avec le syndrome d'Elhers-Danlos et mes complications cardio-vasculaires, à n'importe quel moment mes soucis digestifs peuvent empirer, le corps peut me lâcher à nouveau et me renvoyer à l’hôpital, d'où cette fois je ne ressortirais peut être pas... Il faut apprendre à vivre avec l'ombre de la mort qui se tient constamment à mes cotés et cette peur là, il n'est pas évident de l'apprivoiser.

Du social :
Là encore, les choses se compliquent. Garder un lien social lorsque que l'on ne peut pas sortir de chez soi relève de l'exploit. Il faut donc apprendre à gérer la solitude. La vraie, celle que les réseaux sociaux ne peuvent combler. Il faut simplement accepter que les amis, les collègues ou la famille, se détournent très rapidement de toi quand tu n'as plus rien à leur offrir, et que tu n'es plus disponible au claquement de doigt, que ce soit pour participer à leurs shootings, ou pour tenir le bureau des doléances ouvert.

Même avec ceux qui font des efforts pour essayer de comprendre, il y a toujours des moments de décalage. Comment cela pourrait-il être autrement, ils vivent une vie tellement différente de mon quotidien. Alors quand les paroles deviennent  blessantes, j'essaie de relativiser en me disant que c'était seulement de la maladresse ou de l'incompréhension...

Mais jour après jour je dois choisir de ne pas me laisser affecter par les gens que je vois réussir autour de moi sur des projets que j'ai été contrainte d'abandonner à cause de la maladie, essayer de me réjouir des voyages fabuleux que vous faites à travers le monde, alors que moi je n'ai pas pu dépasser le coin de la rue et que je suis incapable de sortir Kotetsu. Je dois me contenter d'être celle qui prend des nouvelles des gens, mais à qui on n'en demande pas.

Je dois accepter cette nouvelle situation et ce corps squelettique dans lequel je ne me reconnais plus, sans me laisser déprimer par tout ce que j'ai perdu...

De la morale :
Enfin il faut se battre contre les moralisateurs.
Qu'ils se prétendent fondus d'alimentation, mais incapables de comprendre que chaque individu est différent et qu'une même alimentation ne convient pas forcément à toutes la population. Et qu'il y a donc des choix que nous devons faire pour notre santé, indépendamment de nos convictions morales.
Ou bien les fanatiques religieux, qui n'ont que la prière à la bouche...
Sans oublier les psychologues de comptoir qui te diront que si tu es malade c'est que tu es en conflit avec l'autorité parentale... (j'attends encore qu'il m'explique avec qui j'étais en conflit le jour de ma naissance pour développer une maladie génétique incurable... mais apparemment ce jour là je devais être très en colère !)

Bref là encore il faut lutter et passer outre ces remarques, pour ne pas se laisser entraîner dans la négativité.

De la lutte :
Bref vous l'aurez compris, même si j'ai édulcoré pour ne pas entrer dans les détails sanglants de la maladie, la quête de la guérison est un travail à temps complet ! Il me faut non seulement accepter que pour l'instant ma vie ne se définit qu'à travers l'image et le statut d'une personne handicapée et malade. Mais que pour espérer pouvoir un jour envisager une autre vie, je dois avant tout me "dévouer" à la maladie, sans me disperser, sans chercher d’échappatoires au travers de divers projets...
Cela ne veut évidement pas dire que je vais arrêter de peindre, ou que je ne recommencerai pas à écrire des articles dès que j'irai un peu mieux. Mais cela signifie simplement que je dois m'y consacrer uniquement quand le corps le permet, sans chercher à le pousser. Car mon travail premier est actuellement de tendre, à chaque seconde de mon existence, vers la restauration d'un équilibre qui me permettra de pouvoir enfin commencer à vivre avec la maladie, et non plus en dépit de celle-ci.





jeudi 8 septembre 2016

Etegami de Septembre

Quelques petites peinture dans le style Etegami, aux couleurs de la fin de l'été! 



mercredi 24 août 2016

Les Nébuleuses - 1

Il y a quelques semaines je ne me suis lancée dans une recherche de fonds qui pourraient m'aider à mettre plus ou moins en valeurs mes aquarelles. Au final après quelques jours de tâtonnement je me suis prise au jeux et j'ai envie de débuter une série d'aquarelles abstraites expérimentales. 


N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Je posterais de temps en temps l'évolution de mes recherches.

vendredi 19 août 2016

Onyx - La Sorcière des Mers

Onyx - La sorcière des mers
Aquarelle Sennelier + Encre
Papier Canson Croquis 90g.
29 x 21 cm

mardi 9 août 2016

La Devanture

Cela fait plus d'un mois que je n'avais rien posté sur le blog, malgré la maladie, les traitements, la fatigue, les doutes et les espoirs déchus... j'essaie de continuer à peindre un peu. Même si je regrette de ne pas pouvoir tenir un rythme plus effréné, mais vous me direz que l'important c'est de continuer à pratiquer tout de même.

Par contre je dois confesser que pour ce qui est du blog et de la page Facebook  je ne suis pas aussi rigoureuse. Mais quand j'ai passé la journée à jongler entre médication et aquarelle, je n'ai plus assez d'énergie pour me mettre à l'ordinateur et rédiger des articles. Il n'y a guère que ma page Instagram qui est un peu plus dynamique, puisque je poste des photos de mes travaux en cours au fur et à mesure. Promis je vais me rattraper dès que ça ira un peu mieux, en commençant à organiser un planning de publications. 

En attendant je vous laisse avec cette aquarelle de porte que j'ai réalisée il y'a quelques semaines. 

Aquarelle Sennelier 
Sur papier Monttval 300g/m²
18 x 25 cm

mardi 2 août 2016

Palette d'entrainement

En ce moment je commence à lire des livres de techniques picturales proprement dit, et je passe donc beaucoup de temps à essayer de mettre en application les conseilles que je peux tirer de ces lectures. 
Pour j'ai commencé un carnet spéciale "étude de l'aquarelle" (dont je vous parlerai très prochainement), me servant à mettre tester diverses astuces glanées ici et là.


Si cela est passionnant et véritablement instructif, je dois avouer que ce n'est pas des plus économique pour mes petits godets d'aquarelle, qui fusent à une vitesse. Par chance ma maman est venue me voir à la fin du mois de Juillet et a eu la bonne idée de m'apporter la vieille palette d'aquarelle de mon père, qui était quasiment inutilisée. 


C'est un ancien model de boite de voyage Sennelier, qui date d'avant qu'il ne commercialise sa miraculeuse aquarelle enrichie au miel d'abeille. J'obtient donc des couleurs et des rendus moins vibrants qu'avec ma propre palette, mais cela me convient parfaitement pour remplir mes pages de carnet d'exercices!

Nuancier: 

Ancienne version

Nouvelle version 

501 - Jaune Citron 
641 - Orange Sennelier
675 - Rouge Vermillon Français
689 - Laque de Garance Foncée
635 - Rouge Carmin 
679 - Rouge Quinacridone (primaire)
917 - Pourpre Dioxazine
315 - Bleu Outremer Foncé
326 - Bleu de Phtalo Vert (primaire)
899 - Vert Sapin
805 - Vert Anglais Clair
211 - Terre de Sienne Brûlée
703 - Gris de Payne
440 - Sépia Coloré