lundi 27 février 2017

lundi 20 février 2017

Exposition: Kimono- Au bonheur des Dames

Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, Paris/Alexandre Guirkinger

Il aura fallu que les premières images de la scénographie de l'exposition filtrent sur le web pour que je révise un peu mon jugement, et que j'admette que finalement celle-ci n'était peut être pas si inintéressante. Je dois avouer que cette exposition ne me tentait absolument pas au départ, ce qui peut paraître assez surprenant pour la passionnée de kimono que je suis. Mais il faut dire que l'affiche me pose sérieusement problème, kitch à souhait, à la limite du "white washing" et de l'appropriation culturelle, sans parler de ce photomontage de cerisier ridicule (comme si il n'y avait pas d'autre concept visuel assez fort, que les sakura, pour évoquer un pays à la culture aussi dense. Je suis de plus en plus lassée de cette association marketing Japon - cerisier qu'on nous sert à toutes les sauces)... Même si je peux imaginer le raisonnement qui a conduit les commissaires d'exposition à faire un tel choix, je pense qu'il y en avait certainement de meilleurs.

La fameuse affiche dont j'ignore le nom de son créateur...

Mais puisqu'une exposition ne se résume pas à son affiche, tachons de garder l'esprit ouvert, et voici donc à quoi l'on peut s'attendre pour l'ouverture mercredi.


Et je dois dire qu'elle s'annonce finalement plutôt somptueuse. Rien que son nom: "Kimono - Au Bonheur des Dames", rappelant la boutique éponyme du roman de Zola, nous transporte dans le Paris haut en couleurs de la seconde moitié du 19ème siècle, période où les parisiennes redécouvrent la mode grâce à la naissance du prêt-à porter. Mais c'est également à ce moment là que le vêtement traditionnel fût importé en Europe, avec le mouvement du Japonisme qui imprégna le continent. 
Si ce titre peut donc sembler audacieux, il faut admettre que le concept l'est tout autant. En effet, au travers de cette nouvelle exposition le Musée Guimet souhaite nous faire revivre la grande histoire du kimono, de ses origines japonaises jusqu'à son détournement actuel au sein du monde de la mode occidentale.


Pour l'occasion, nous aurons donc le droit de découvrir pour la première fois en France (et hors du Japon), les prestigieuses pièces de collections de l'incontournable Maison Matsuzakaya. Cette petite fabrique de kimonos et autres objets de qualités, qui vit le jour en 1611 à Nagoya, joua un rôle majeur dans la production et la diffusion de ce vêtement auprès des différentes classes japonaises, allant aussi bien de la noblesse militaire à l'aristocratie impériale en passant par la bourgeoisie marchande. De quoi faire acquérir une belle renommée à ce qui n'était à l'origine qu'un simple sous-vêtement !

C'est à l'époque Muromachi (1392-1573) que les différentes classes sociales japonaises vont peu à peu alléger leurs imposantes tenues constituées de nombreuses superpositions d’étoffes, pour adopter à l'instar des samouraïs et courtisans le kosode, plus léger et entravant moins les mouvements. Le port de celui-ci va rapidement entrer dans les mœurs et devenir le vêtement usuel toutes classes confondues, si bien qu'il est aujourd'hui reconnu comme le vêtement par excellence des Japonais. 
Mêlant à la fois artisanat traditionnel et créativité artistique, le kimono connaîtra son apogée décorative durant l'époque Edo (1603-1867), grâce à ses somptueuses broderies, véritable travail d'orfèvre dont certaines sont même réalisées au fil d'or. 

J. Front Retailing Archives Foundation Inc./Nagoya City Museum

Pourtant au 19eme siècle, un édit de l'empereur Meiji, qui oblige les policiers, les agents des transports publics et les professeurs à adopté la tenue occidentale, va sonner le début du déclin du kimono. Car c'est peu à peu toute la population japonaise qui va se mettre à adopter les vêtements occidentaux dès 1923.

Ironie du sort, c'est semblablement à la même époque que les Elégantes parisiennes s'éprennent du kimono. Il faut dire que depuis le milieu du 18eme siècle et les premières importations d'estampes via la Compagnie néerlandaise des Indes Orientales, l'heure est au Japonisme en Europe. Puis au 19eme siècle ce seront les Frères Goncourt, Félix Bracquemond, ainsi que par les grands collectionneurs et critiques comme Henri Cernuschi, Théodore Duret ou Émile Guimet qui vont propager la passion japonaise en France. Ce qui influencera alors aussi bien la sculpture (Gallé), la peinture (Monet, Van Gogh...), que la littérature (Loti). 

Il n'est donc pas étonnant de retrouver quelques années plus tard ces même influences jusque chez les créateurs de mode comme Paul Poiret (1879-1944) ou encore Madeleine Vionnet (1876-1975), dont les créations vaporeuses aux manches fluides reprennent les conceptions amples des kimonos.

Junko Koshino - Kimono Oiran

Depuis les créateurs aussi bien japonais que français, n'ont eu de cesse que de réinventer le vêtement japonais. Kenzo réadaptera le costume traditionnel avec une omniprésence de fleurs, tandis que Junko Koshino imaginera de nouveaux modèles teintés de culture manga. En s’inspirant ouvertement du Japon, les créateurs occidentaux – Saint-Laurent, Jean-Paul Gaultier, John Galliano – continuent de faire perdurer l’esprit du kimono dont l’influence se retrouve aussi chez le couturier Franck Sorbier qui offre une vision poétique du kimono traditionnel.


J. Front Retailing Archives Foundation Inc./Nagoya City Museum

Afin de mieux mettre en avant les 150 sublimes pièces prêtées par la maison Matsuzakaya, l’exposition, qui semble s'articuler des évolutions successives qu'a connu le kimono et de ses accessoires, s'attardera aussi sur les différentes représentation de celui, dans l'art et les Objets du quotidien, afin d'évoquer au mieux la place des femmes et la vision de leur corps dans la société japonaise, jusqu'à sa réinterprétation aussi bien dans la mode japonaise que française. 


Informations :
Exposition: Kimono - Au Bonheur des Dames
Date: du 22 février au 22 mai 2017
Horaires de visites: tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.
Lieu: Musée Guimet 
6, place d'Iéna- 75116 Paris
Tarif: 7,50 euros - Réduit: 5,50 euros
Tél:  01 56 52 54 33
Site: http://www.guimet.fr


vendredi 10 février 2017

Coffret Sennelier - Déjeuner sur l'Herbe

Si j'adore me plonger dans la recherche picturale de mes "nébuleuses", je dois quand même leur reconnaître un défaut c'est qu'elles sont très gourmandes en pigments. J'envisage donc d'investir prochainement dans des grands godets et des tubes, mais en attendant d'avoir le financement pour, j'ai profité des soldes pour faire un petit réassort.

Et c'est là que toute la magie opère, bien souvent en période de promotion il est plus avantageux d'acheter une boîte garnie ou un coffret que des godets à l'unité... j'ai donc pu avoir cette magnifique boîte sur laquelle je bavais depuis des années pour un très bon prix.



Voici donc en images le détail du coffret:
La boîte en bois, se ferme par une sangle à velcro. 

L’intérieur de la boîte se compose en fait de trois plateaux superposés. Celui du haut abrite les 24 demi-godets d'aquarelles, pinceaux et mine de plomb. Celui du milieu un chiffon en nid d'abeille. Et le dernier plateau, une palette en porcelaine.

Le détail du plateau du dessus avec les différentes couleurs, une mine de plomb Cretacolor HB, et deux pinceaux Raphaël Soft Aqua 845, un n°2 et n°8. 

L'harmonie de godets!

Et comme à chaque fois je vous mets le nuancier des couleurs de la palette:


501 - Jaune Citron
517 - Gomme Gutte
566 - Jaune de Naples Foncé
675 - Rouge Vermillon Français
612 - Laque Ecarlate
688 - Laque Carminée
689 - Laque de Garance Foncée
679 - Rouge Quinacridone (primaire)
659 - Rose Opéra
911 - Ton Violet Cobalt Clair
917 - Pourpre Dioxazine
314 - Bleu Outremer Français
307 - Bleu Cobalt Véritable
326 - Bleu de Phtalo Vert (primaire) 
807 - Vert Anglais Foncé
837 - Vert Émeraude Véritable
871 - Vert Jaune Brillant
208 - Terre de Sienne Naturelle
211 Terre de Sienne Brûlée 
623 - Rouge Venise
205 - Terre d'Ombre Naturelle
703 - Gris de Payne
755 - Noir d'Ivoire
443 - Sépia Naturelle

Avis:
Je suis très contente de ce coffret, qui est simplement magnifique. La palette en porcelaine est assez pratique, le chiffon quand à lui adorable. J'apprécie particulièrement que les pinceaux soient en poils synthétiques (comme je suis particulièrement sensible à la cause animale, et je suis ravie de toutes ces alternatives de pinceaux qui envahissent le marché depuis quelques années, tout en parvenant à garder une qualité et un rendu assez proche du poil naturel). 

Le seul petit point quelques peu négatif de ce coffret, c'est que les couleurs que j'ai reçues n'étaient pas celles annoncées sur le site. Et je regrette un peu que certaines teintes fassent quelques peu doublon. Comme le Rouge Vermillon et la Laque Ecarlate, la Laque Carminée et la Laque Garance Foncé, ou le Vert Anglais Foncé et le Vert Emeraude Véritable...

Dans mon cas personnel ce n'est pas très grave, puisque de toute façon je ne vais pas garder la palette telle quelle, mais que je vais dispatcher les godets pour recharger ma boîte personnelle et ma palette de voyage. Mais je trouve que cela pourrait être un peu embêtant pour une personne dont ce serait la première palette. 

Par contre, j'étais agréablement surprise de pouvoir découvrir la Lacque Ecarlate que je trouve vraiment belle, et qui je pense va dorénavant remplacer le Rouge Vermillon Français dont je ne raffole pas.  

dimanche 5 février 2017

Des cartes de voeux en Février

Comme dit le proverbe "mieux vaut tard que jamais", j'ai enfin eu le temps de faire mes cartes de vœux ce week end. Avec les péripéties de ces dernières semaines, j'ai pris du retard et j'ai dépassé le délais traditionnel, mais qu'à cela ne tienne... il n'y a pas de date pour avoir une pensée pour ses amis.